Dans une lettre qu’il a envoyée aux manifestants antiavortement dans son pays, le pape François, âgé de 83 ans, a offert son soutien aux femmes qui protestaient contre le droit de choisir, en disant que « le pays est fier d’avoir des femmes comme vous », et qu’il comparait l’avortement lui-même à « engager un tueur pour résoudre un problème ».

« Le problème de l’avortement n’est pas une question de religion, mais d’éthique humaine », a déclaré le pape François dans une lettre manuscrite datée du 22 novembre, selon MailOnline. « Il est bon de poser deux questions : est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? Est-il juste d’engager un tueur pour résoudre un problème ? »

Le pape François compare l’avortement à « engager un tueur à gages »
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Le président argentin, Alberto Fernandez, espère rendre l’avortement légal, gratuit et facilement accessible aux femmes dans tout le pays afin de répondre aux besoins des femmes en matière de santé. Cependant, de nombreux groupes religieux se sont fortement opposés à cette idée, cherchant à empêcher les gens de prendre leurs propres décisions qui pourraient changer leur vie.

Le pape François compare l’avortement à « engager un tueur à gages »
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Ces femmes, qui vivent dans les bidonvilles de Buenos Aires et qui affirment que leur voix est ignorée, ont écrit à François le 18 novembre pour lui demander de l’aide, lui racontant comment elles s’étaient mobilisées pour la première fois en 2018, alors que le débat sur la légalisation de l’avortement était sur le point d’être débattu au Parlement.

Rien ne s’est passé à l’époque, si ce n’est d’autoriser les interruptions de grossesse en cas de viol ou pour certaines raisons de santé. Mais aujourd’hui, en 2020, le président du pays a présenté un nouveau projet de loi visant à mettre fin à la criminalisation de l’avortement et à éliminer la stigmatisation judiciaire qui en découle.

Le pape François compare l’avortement à « engager un tueur à gages »
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Dans le passé, le pape François a décrit l’avortement comme faisant partie de la « culture du jetable » d’aujourd’hui et insiste sur le fait que les enfants à naître ont des droits que nous ne pouvons pas leur retirer. François a tendu un rameau d’olivier à toute personne ayant subi un avortement, permettant ainsi aux prêtres et aux évêques de les absoudre de leur péché présumé.