En Espagne, une femme qui a obtenu un résultat positif au test de dépistage pour le coronavirus a été arrêtée pour avoir pratiqué le surf alors qu'elle aurait dû être mise en quarantaine.

La femme non identifiée a été menottée par des officiers en combinaisons Hazmat le lundi 7 septembre sur la plage de la Zurriola à San Sebastián, au Pays basque, après avoir refusé d'arrêter de surfer et avoir tenté de s'enfuir. La femme, qui travaille comme sauveteuse à la plage de La Concha, a été arrêtée pour désobéissance aux autorités et pour des crimes contre la santé publique, selon le journal espagnol El País.

Les agents ont répondu à des informations selon lesquelles une femme qui devait s'isoler continuait à surfer vers midi. Cependant, après avoir été approchée par un canot de sauvetage et s'être fait dire de se rendre à terre, la femme a continué à surfer pendant une heure. De retour à terre, elle a été arrêtée et une zone de la plage a été fermée au public.

Elle a été relâchée quelques heures plus tard, mais elle pourrait être condamnée à une amende de 3 000 à 6 000 euros pour violation de quarantaine, et jusqu'à 120 000 euros si on pense qu'elle a transmis le coronavirus à quelqu'un d'autre, selon El Diario Vasco.

La publication rapporte qu'elle a reçu un résultat positif au test de dépistage du Covid-19 il y a quelques jours et que ce sont ses collègues qui ont dit à la police qu'elle violait la quarantaine.

En France, le professeur Xavier Lescure, spécialiste en maladies infectieuses à l’hôpital Bichat, à Paris, a mis en garde contre une deuxième vague. « En tant que médecin, je pense que la situation est très préoccupante, en tant que citoyen, j’ai peur, je ne suis pas certain qu’on retrouve le monde d’avant », a-t-il déclaré, selon Ouest France.

Le médecin craint une deuxième vague beaucoup plus longue, avec plus d’impact sur le plan économique, culturel, global, alors que la Grande-Bretagne vient d’ordonner quatorze jours d’isolement aux voyageurs arrivant de France.