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En plus d’être le plus grand réseau social au monde, Facebook est aussi le rêve d’un sociologue. Avec 1,28 milliard d’utilisateurs actifs à travers le monde, le réseau social a créé la banque de données la plus redoutable jamais vue pour étudier le comportement humain.

Sans être du genre à laisser vos données aller aux déchets, Facebook emploie une équipe de scientifiques de données pour mener des expériences avec les données et le comportement utilisateur, comme il l’a fait dans une étude récente, publiée par NewScientist.

Selon l’étude, Facebook a manipulé les fils d’actualité de 689 003 utilisateurs pour étudier si les émotions en ligne peuvent être contagieuses. Pendant une semaine, certains utilisateurs se sont fait présenter des messages dans leur fil contenant un plus grand nombre de mots positifs et d’autres ont été présentés des messages avec des sentiments plus négatifs.

Étant donné que Facebook a passé la majeure partie de 2014 à poser des gestes publics pour assurer aux utilisateurs qu’il protège leur vie privée, des expériences comme celle-ci, où les données des utilisateurs sont utilisées à leur insu se faisant traiter comme des sujets de tests, menace d’endommager la réputation déjà chancelante du réseau social sur la vie privée. Et tandis que Facebook assure que les expériences sont toutes conçues pour mieux comprendre et fournir une meilleure expérience à ses utilisateurs sur le réseau, l’étude, qui admet ouvertement avoir manipulé émotionnellement de ses utilisateurs, indigne les défenseurs de la vie privée ainsi que plusieurs utilisateurs occasionnels.

Bien que personne n’aime être manipulé émotionnellement, une partie de l’indignation semble être due au fait que Facebook est techniquement dans le droit, ici. Lorsque vous vous inscrivez à Facebook, vous donnez, en effet, votre consentement à ce que vos données et votre profil soient utilisés dans ces sortes d’expériences. Et comme le souligne l’étude, vu que l’équipe de données de Facebook a utilisé l’analyse pour déceler des messages positifs et négatifs, elle n’a pas manqué à la politique de confidentialité de Facebook.

Bien que ce genre de chose n’est rien de nouveau, c’est un rappel que juste parce que vous n’avez pas à payer pour utiliser les services de Facebook, ça ne signifie pas que le droit d’entrée au réseau social est gratuit.