Il y a trois ans, le photographe turc Emir Ozsahin a perdu une amie proche. Aux prises avec la mort comme beaucoup d’entre nous sont obligés de faire à un moment ou l’autre de notre vie, il se tourna vers l’art afin de traiter son deuil du paradoxe ultime – le désir d’oublier l’image d’un cadavre tout en préservant la mémoire d’un être cher.

« Je ne pouvais pas sortir l’image d’elle couchée sur la route couverte de journaux de mon esprit », a dit Ozsahin, se rappelant la mort de son amie. « Au fil des ans, je me suis forcé à oublier cette image, j’ai aussi réalisé que dans mes souvenirs, elle était en train de disparaître aussi. »

Le projet artistique qui a suivi cette période de deuil, « Pastel Deaths » contient des portraits magnifiquement macabres d’animaux décédés. Les sujets, chats, chiens et oiseaux posés à paraître comme s’ils étaient paisiblement endormis, apparaissent comme des fantômes lunatiques de contes de fées d’enfants. Se reposant dans un lit minuscule, ou encore se prélassant dans une chaise berçante, les créatures ne semblent pas être mortes, mais plutôt comme si elles seraient les personnages d’une comptine.

animaux décédés

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Source : Huffingtonpost